
{"id":194,"date":"2020-07-20T19:34:23","date_gmt":"2020-07-20T19:34:23","guid":{"rendered":"https:\/\/postulat.org\/fr\/?p=194"},"modified":"2020-07-20T19:37:01","modified_gmt":"2020-07-20T19:37:01","slug":"aristote-sur-le-mouvement-de-lanimal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/postulat.org\/fr\/aristote-sur-le-mouvement-de-lanimal\/","title":{"rendered":"Aristote sur le Mouvement de l&rsquo;Animal"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les trait\u00e9s d\u2019Aristote sur le mouvement des animaux ouvrent des d\u00e9bats totalement d\u2019actualit\u00e9 pour les sciences du vivant. Pr\u00e9figurant l\u2019analyse contemporaine de la biom\u00e9canique, Aristote explique des principes qui font fonctionner les syst\u00e8mes biologiques. Il montre plus pr\u00e9cis\u00e9ment les relations existantes entre l\u2019\u00e2me et les fonctions pour tous les niveaux d\u2019organisation de l\u2019animal. L\u2019une des questions fondamentales qu\u2019Aristote pose est de savoir pourquoi et comment les animaux se d\u00e9placent. Il expose le m\u00e9canisme de l\u2019articulation comme une condition m\u00e9canique interne du mouvement, aborde la question du point d\u2019appui externe et examine si le mouvement de l\u2019animal d\u00e9pend d\u2019un agent externe. Suivant la m\u00eame id\u00e9e, Aristote \u00e9tablit les moteurs mobiles et immobiles qui orientent l\u2019activit\u00e9 de l\u2019animal vers une fin donn\u00e9e.&nbsp; Enfin, il passe de la facult\u00e9 d\u00e9sirante au c\u0153ur en tant que principe interne du d\u00e9sir, puis aux mouvements locaux que d\u00e9pendent imm\u00e9diatement de lui. Dans cet essai, je vais donc observer la causalit\u00e9 des diff\u00e9rents types de mouvements de l\u2019animal ainsi que les principes de ces mouvements. Je vais \u00e9galement essayer d\u2019approfondir la r\u00e9flexion sur le moteur immobile et l\u2019articulation&nbsp; d\u2019un point de vue alternative.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>I. Le d\u00e9sir et l\u2019intelligence de l\u2019animal<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Aristote commence sa th\u00e9orie du mouvement par la critique de la division des facult\u00e9s de l\u2019\u00e2me [1]. Il n\u2019est pas d\u2019accord avec Platon sur le fait que l\u2019\u00e2me poss\u00e8de diff\u00e9rentes parties. S\u2019il y a une division de l\u2019\u00e2me, il s\u2019ensuit que cette division soit infinie. En suivant une distinction d\u00e9termin\u00e9e par Platon, Aristote indique qu\u2019il y a, par exemple, la partie des app\u00e9tits, qui est tout \u00e0 fait diff\u00e9rente de toutes les autres. On ne pourrait pas facilement classer le d\u00e9sir ou la volont\u00e9 de manger ni comme raisonnante, ni comme affective, ni comme passionn\u00e9e. Ainsi, il faut que l\u2019\u00e2me soit unie pour accrocher toutes les puissances, identiques ou dissemblables.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En tant que la cause qui meut l\u2019animal dans l\u2019espace, Aristote examine la nutrition, la sensibilit\u00e9, l\u2019intelligence (cognition) et le d\u00e9sir. Aristote ne d\u00e9finit tout d\u2019abord pas la nutrition comme la puissance principale du mouvement. Si c&rsquo;\u00e9tait le cas, les plantes aussi seraient mobiles, en prenant en compte les organes des plantes pour ce genre de mouvement. Ce n\u2019est pas essentiellement la sensibilit\u00e9 qui meut l\u2019animal. Il existe de nombreux animaux sensibles, mais qui sont priv\u00e9s de toute locomotion. Si la sensation \u00e9tait le principe du mouvement, cette affirmation violerait le principe des causes finales qui dit que la nature ne fait jamais rien en vain. De plus, la cause de la locomotion n\u2019est pas l\u2019intelligence sp\u00e9culative puisqu\u2019elle ne pense aucunement les choses qui sont \u00e0 faire. L\u2019intelligence contemple ou con\u00e7oit pour comprendre, alors que le principe du mouvement ordonne aux animaux de fuir ou de rechercher quelque chose. M\u00eame si la pens\u00e9e pouvait donner ses ordres, cela ne suffirait pas pour que l\u2019animal se meuve. Aristote donne un exemple de celui qui connait l\u2019art de gu\u00e9rir, mais qui ne gu\u00e9rit pas toujours. Il distingue l\u2019intelligence pratique par laquelle on pense et l\u2019intelligence th\u00e9or\u00e9tique par laquelle on agit. Dans ce cas, c\u2019est l\u2019intelligence pratique qui est motrice puisqu\u2019elle dispose de la connaissance du d\u00e9sirable et des modalit\u00e9s de l\u2019action. Enfin, le d\u00e9sir n\u2019est pas le seul moteur dans l\u2019animal puisque sans imagination, l\u2019animal ne pourrait pas calculer l\u2019action pour atteindre l\u2019objet d\u00e9sir\u00e9. Ainsi, les deux principes du mouvement sont le d\u00e9sir et la r\u00e9flexion pratique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pourtant, Aristote remarque que ces deux moteurs peuvent \u00ab\u00a0se trouver contraires les uns aux autres, et que cela survient chez les \u00eatres qui ont le sens du temps [2] \u00bb. Par le sens du temps, on entend la d\u00e9lib\u00e9ration de l\u2019intelligence sur les cons\u00e9quences de l\u2019avenir. D\u2019autre part, l\u2019intelligence prend en compte l\u2019avenir, l\u2019app\u00e9tit en tant que le d\u00e9sir l\u2019ignore. L\u2019\u00eatre se meut selon son app\u00e9tit agit en raison du pr\u00e9sent. Pour lui, l\u2019objet qui est actuellement agr\u00e9able para\u00eet absolument bon puisque l\u2019\u00eatre ne voit pas l\u2019avenir. L\u00e0, Aristote, distingue probablement les animaux qui ont le sens du temps et les animaux qui ne l\u2019ont pas. On peut par exemple imaginer une souris affam\u00e9e qui se retient pour ne pas approcher un chat en jouant avec un morceau de fromage. Il est \u00e9videmment que si la souris n\u2019ob\u00e9issait qu\u2019\u00e0 un instinct aveugle, elle se mouvrait pour saisir un morceau savoureux et ignorait le chat. D\u2019un autre cot\u00e9, il existe des animaux pour lesquels le d\u00e9sir commande par le besoin d\u2019\u00eatre satisfait imm\u00e9diatement. Ces sont par exemple des animaux imparfaits, tels que les polypes, les mollusques ou les insectes infusoires. Il est douteux qu\u2019un mollusque soit dou\u00e9 de raison. Il ne sait ce qu\u2019il fait et se meut donc de fa\u00e7on ind\u00e9termin\u00e9e. Pour Aristote, un mollusque et d\u2019autres animaux imparfaits n\u2019ont que les sens du toucher. Leur d\u00e9sir entra\u00eene le d\u00e9sir en produisant le mouvement sensitif. Le moteur chez eux est le d\u00e9sir qui ne poss\u00e8de pas la capacit\u00e9 d\u00e9lib\u00e9rative.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ainsi, et dans la mesure o\u00f9 l\u2019intelligence et le d\u00e9sir se combattent, le principe qui meut serait donc un. Il faudra bien que le moteur unique soit le d\u00e9sirable puisque il est ant\u00e9rieur \u00e0 tout ce qui suit. Le d\u00e9sirable est l\u2019objet de l\u2019intelligence et non pas le contraire. On peut dire que le d\u00e9sirable est une forme commune en vertu de laquelle la r\u00e9flexion pratique et le d\u00e9sir se meuvent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left wp-block-paragraph\"><strong>II.          Le moteur mobile et le moteur immobile de l\u2019animal<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Chez Aristote, on ne doit pas simplement dire que le moteur meut, mais que le moteur est m\u00fb [3]. En cons\u00e9quence, le moteur qui construit est lui-m\u00eame un \u00e9l\u00e9ment dans sa construction. La construction est un ph\u00e9nom\u00e8ne de r\u00e9action au sens de ce qui est construit et r\u00e9agit sur ce qui construit. Ce qui est une jambe meut ce qui est une souris. En m\u00eame temps, une souris meut une jambe. Pour le moteur mouvoir c\u2019est apporter une forme. Le\u00a0 mouvement est donc le fait d\u2019apporter une forme \u00e0 un mobile par contact de ce qui meut. Partant du fait qu\u2019il y a contact, le mobile r\u00e9agit et va en retour mouvoir un moteur et apporter une forme. Le mouvement doit donc se comprendre comme double\u00a0: le moteur qui meut et le moteur m\u00fb. En r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est un seul et m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne car ce qui est moteur sera mobile. Le mouvement suppose toujours que le moteur est m\u00fb, il faut appliquer cette d\u00e9finition g\u00e9n\u00e9rale du mouvement \u00e9galement dans les deux sens. Mais ce principe sur lequel le moteur est m\u00fb n\u2019est pas compl\u00e8tement universel.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans la nature, il existe une r\u00e9ciprocit\u00e9. Si x est en contact avec y, alors y est en contact avec x. Si un corps A est en contact avec le corps B, alors le corps B est en contact avec le corps A. Le mouvement suppose un contact. En cons\u00e9quence, lorsqu\u2019on dit que le corps A meut le corps B, cela suppose que A et B sont en contact. Ce que dit Aristote dans une formule paradoxale est que, parfois, le moteur touche le m\u00fb et le met en mouvement sans que le m\u00fb touche le moteur. Autrement dit, ce qui est touch\u00e9 ne touche pas. Il y a donc une dissym\u00e9trie dans le contact et le moteur reste immobile. Le moteur A reste donc immobile. Aristote explique que la r\u00e8gle selon laquelle l\u2019action et la passion sont des ph\u00e9nom\u00e8nes r\u00e9ciproques ne vaut pas pour un certain type de moteur qu\u2019il appelle des moteurs immobiles [4]. Ce qui agit ou ce qui meut sans \u00eatre lui-m\u00eame dans un corps mat\u00e9riel n\u2019est pas m\u00fb ou n\u2019est pas en contact. Le moteur immobile est tout ce qui meut en \u00e9tant immobile. La notion du moteur immobile appara\u00eet dans tous les mouvements physiques. En fait, le moteur immobile est la forme en elle-m\u00eame. Dans le cas des animaux, il existe un moteur immobile qui est l\u2019\u00e2me. Il appara\u00eet donc que le moteur immobile est le bien pratique sans lequel il est impossible qu\u2019il y ait un mouvement. \u00c0 ce titre, on peut reprendre la th\u00e9orie plotinienne sur les animaux dans laquelle l\u2019\u00e2me irraisonnable de l\u2019animal proc\u00e8de de l\u2019intellect [5]. Plotin distingue l\u2019\u00e2me comme suit:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>l\u2019\u00e2me totale qui se convertie en Intellect,<\/li><li>l\u2019\u00e2me du monde qui anime le monde tout entier,<\/li><li>l\u2019\u00e2me particuli\u00e8re qui anime le monde particulier.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Alors que l\u2019\u00e2me totale et l\u2019\u00e2me du monde restent en elles-m\u00eames, l\u2019\u00e2me particuli\u00e8re peut changer de niveaux, s\u00e9parer des corps ou s\u2019incorporer. L\u2019\u00e2me vie simultan\u00e9ment dans le sensible et dans l\u2019intelligible puisque elle a acc\u00e8s \u00e0 une dimension sup\u00e9rieure. Il s\u2019ensuit que l\u2019\u00e2me particuli\u00e8re est mue par le changement de son \u00e9tat. Ce qui pourrait \u00eatre le moteur immobile ou le principe de tous les principes, c\u2019est l\u2019Un d\u2019o\u00f9 d\u00e9rive l\u2019Intellect et l\u2019\u00c2me. L\u2019Un \u00e9vite la multiplicit\u00e9 des formes puisque il est radicalement simple. D\u2019ailleurs, il est la source de tout \u00eatre, donc de tout mouvement des corps particuliers. Enfin, il est la source de tout sensible et intelligible, c\u2019est-\u00e0-dire de tout d\u00e9sir qui meut des corps et en particulier des animaux.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ainsi, la cause premi\u00e8re du mouvement est une forme et repr\u00e9sente une forme immobile.\u00a0 Ce premier moteur immobile meut quelque chose comme on appellera des moteurs m\u00fbs, c\u2019est-\u00e0-dire des moteurs interm\u00e9diaires lesquels vont mouvoir des mobiles qui devient m\u00fbs.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"833\" height=\"103\" src=\"https:\/\/postulat.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/07\/schema.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-195\" srcset=\"https:\/\/postulat.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/07\/schema.png 833w, https:\/\/postulat.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/07\/schema-300x37.png 300w, https:\/\/postulat.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/07\/schema-768x95.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 833px) 100vw, 833px\" \/><figcaption>Le sch\u00e9ma explicatif du mouvement des animaux chez Aristote<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La loi de l\u2019action r\u00e9ciproque sur laquelle ce qui agit se meut vaut aussi pour les mobiles m\u00fbs, vaut pour les moteurs m\u00fbs, interm\u00e9diaires mais ne vaut pas pour le premier moteur immobile, celle de l\u2019\u00e2me. Toutes les formes qui dans une mati\u00e8re, par exemple, les jambes d\u2019une souris meuvent et sont m\u00fbs. Les m\u00e9dicaments qui finissent par \u00eatre absorb\u00e9s par un organisme sont des instruments, des moteurs interm\u00e9diaires utilis\u00e9s par le premier moteur pour agir sur le mobile.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left wp-block-paragraph\"><strong>III.\u00a0La pr\u00e9sence du repos \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur et \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de l\u2019animal<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La facult\u00e9 d\u00e9sirante est donc le moteur m\u00fb, interm\u00e9diaire qui meut l\u2019animal lorsqu\u2019il d\u00e9sire. Pourtant, Aristote montre que le moteur m\u00fb ne suffit pas pour le mouvement de l\u2019animal [6]. Il faut qu\u2019une partie de chaque animal soit en repos pour qu\u2019une de leurs parties puisse se mouvoir. C\u2019est pourquoi les animaux ont des articulations qui servent en quelque sorte de centre et de fondation sur laquelle se trouve le moteur m\u00fb. La repr\u00e9sentation g\u00e9om\u00e9trique de l\u2019articulation est la suivante\u00a0:\u00a0<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"315\" height=\"244\" src=\"https:\/\/postulat.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/07\/circle.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-196\" srcset=\"https:\/\/postulat.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/07\/circle.png 315w, https:\/\/postulat.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/07\/circle-300x232.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 315px) 100vw, 315px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lorsque les points D et A demeurent immobiles, le point B se meut. Le rayon AC montre l\u2019articulation en acte, quand elle se met en mouvement.&nbsp; On peut imaginer l\u2019\u00e9paule qui, en restant au repos, meut le bras tout entier. De m\u00eame, tandis que le genou reste immobile, la jambe se meut. Or, le centre (A) est en puissance aussi bien qu\u2019en acte. L\u2019effet de puissance se produit lorsque l\u2019articulation est en repos. Dans ce cas, le centre est un. L\u2019articulation se plie, en produisant aussi bien un acte de mouvement qu\u2019en divisant ce centre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cependant, je doute qu\u2019on puisse consid\u00e9rer les points immobiles D et A comme une partie en repos permanent. Avec la jambe m\u00fbe, le genou se meut \u00e9galement. Le bras est en mouvement en prolongement de l\u2019\u00e9paule qui se meut comme une partie du bras m\u00fb. Ainsi, on peut noter que, au moment d\u2019un acte du mouvement, une partie immobile se met aussi en mouvement, en subordonnant au moteur m\u00fb. La diff\u00e9rence entre les deux est un degr\u00e9 et le caract\u00e8re du mouvement. Bien que les mouvements des ailes d\u2019un oiseau en volant soient intenses, son torse se meut au minimum, en vibrant entre les flux d\u2019air. En effet, chaque articulation et muscle d\u2019un oiseau est en tension pendant qu\u2019il vole. Dans la figure suivante, le rayon AD2 repr\u00e9sente cette petite d\u00e9viation des points immobiles.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"315\" height=\"244\" src=\"https:\/\/postulat.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/07\/circle2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-197\" srcset=\"https:\/\/postulat.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/07\/circle2.png 315w, https:\/\/postulat.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/07\/circle2-300x232.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 315px) 100vw, 315px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par cons\u00e9quent, en prenant en consid\u00e9ration la pr\u00e9sence du repos \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019animal, je distinguerais deux \u00e9tats de ce repos pour qu\u2019ensuite l\u2019animal se meuve. Alors que les points D et A constituent la partie immobile de l\u2019animal, le rayon AD2 est consid\u00e9r\u00e9 comme cette partie en acte. Il appara\u00eet que pour Aristote que ce ne soit pas un mouvement des points immobiles puisque on peut dire que c\u2019est le moteur m\u00fb qui se meut la partie en repos. Autrement dit, le genou ne se meut pas soi-m\u00eame car il se meut par la jambe m\u00fb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il est d\u2019autre part n\u00e9cessaire qu\u2019il y ait quelque chose d\u2019immobile \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. La souris n\u2019avancera pas si la terre se d\u00e9robe sous ses pieds. La terre doit avoir une r\u00e9sistance. De plus, il est important que \u00ab\u00a0ce qui offre une r\u00e9sistance soit autre que ce qui se meuve, qu\u2019il soit distinct de celui-ci du tout au tout \u00bb [7]. Aristote prend un exemple du bateau qui se meut par le souffle de Tityos. S\u2019il soufflait en \u00e9tant \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du bateau, le bateau ne bougerait pas. Mais s\u2019il lan\u00e7ait le souffle de l\u2019ext\u00e9rieur, il serait facile de mouvoir le bateau. Ainsi, alors que Tityos est lui-m\u00eame dans le bateau, il n\u2019y a pas de r\u00e9sistance entre le bateau et la mer. Alors qu\u2019il pousse le bateau de l\u2019ext\u00e9rieur, la r\u00e9sistance se produit et le bateau se meut. Aristote semble confondre l\u2019immobilit\u00e9 avec la r\u00e9sistance ce qui n\u2019est pas toujours le cas. Un bateau navigue sur les vagues qui sont constamment en mouvement. Il n\u2019y a rien d\u2019immobile \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur du bateau, mais le bateau se met en mouvement. De m\u00eame, une souris peut se mouvoir en faisant tourner interminablement une roue grin\u00e7ante. Ainsi, ce qui sert \u00e0 soutenir le m\u00fb ne doit pas \u00eatre n\u00e9cessairement en repos et immobile. Envisageant cette difficult\u00e9, Aristote examine un exemple du ciel qui se meut par quelque chose \u00e9galement m\u00fb [8]. Il conclut qu\u2019il faut que le moteur ultime soit immobile et qu\u2019il ne soit pas partie du mobile. Par cons\u00e9quent, m\u00eame si la sph\u00e8re c\u00e9leste qui meut le ciel est m\u00fbe, elle est en contact avec quelque chose d\u2019immobile. La mer et le vent qui meuvent un bateau sont en contact avec la terre qui n\u2019est pas une partie du bateau. De m\u00eame, une roue dans laquelle une souris court prend aussi la terre pour soutien. Pourtant, on pourrait \u00e9mettre l\u2019hypoth\u00e8se suivante. Si Tityos, en \u00e9tant dans le bateau, soufflait avec une force incroyable vers l\u2019avant, il serait possible que le bateau se d\u00e9place vers arri\u00e8re. Ainsi, Tityos, en \u00e9tant partie du bateau, le tirerait. Dans le cas pr\u00e9sent, Tityos est m\u00fb car il prend appui sur un bateau lequel il meut. Puisque le moteur m\u00fb n\u2019est pas en contact avec la terre ou la mer, cela affaiblit le principe d\u2019Aristote selon la pr\u00e9sence du repos \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de l\u2019\u00e9tant.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>IV.\u00a0Les mouvements corporels de l\u2019animal<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pr\u00e9sence du repos \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur et \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de l\u2019animal est une condition importante pour ce qu\u2019il se meuve, mais tous les \u00eatres anim\u00e9s se meuvent de la m\u00eame mani\u00e8re. En effet, Aristote montre que les animaux disposent d\u2019instruments, de la m\u00eame mani\u00e8re que les automates [9]. L\u2019articulation d\u2019une souris, par exemple, est comparable \u00e0 la roue d\u2019un petit chariot. Les extr\u00e9mit\u00e9s d\u2019un pied sont l\u2019une restant au repos et l\u2019autre qui se meut, alors que les extr\u00e9mit\u00e9s d\u2019un petit chariot sont ses roues de tailles in\u00e9gales. L\u2019une qui est m\u00fb en \u00e9tant en contact avec la terre et l\u2019autre, la plus petite, qui est comparable \u00e0 un axe du cylindre. Les os de l\u2019animal sont l\u2019\u00e9quivalent des pi\u00e8ces de bois et de fer. Ses tendons sont l\u2019\u00e9quivalent des fils. Or, si l\u2019une des parties devenait plus grande ou plus petite, il y aurait une spontan\u00e9it\u00e9 du mouvement \u00e9gale chez l\u2019animal et l\u2019automate. Pourtant, la nature de ces mouvements est diff\u00e9rente. Dans le cas du petit chariot, ces seuls changements sont des changements quantitatifs et des changements de lieu. Si les roues int\u00e9rieures devenaient plus petites puis, \u00e0 l\u2019inverse, plus grandes, les chariots n\u2019auraient pas d\u2019autre mouvement que le mouvement circulaire. Mais, chez l\u2019animal, pendant le changement de configuration, il y aurait une modification interne r\u00e9sultant de la variation thermique par les sensations. L\u2019organe de l\u2019animal produit une diff\u00e9rence consid\u00e9rable sous l\u2019effet de la chaleur ou du froid qui accompagnent la pens\u00e9e et l\u2019image. Ce qui est p\u00e9nible, par exemple, s\u2019accompagne de froid et l\u2019animal le fuit. Ce qui est agr\u00e9able est poursuivit par l\u2019animal et cela s\u2019accompagne de chaleur. Ainsi, c\u2019est l\u2019animal qui est cause de ses \u00e9ventuelles modifications.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Hormis les mouvements volontaires, Aristote distingue aussi les mouvements involontaires et non-volontaires. Par \u00ab involontaires \u00bb, il entend les mouvements qui ont pour principe un d\u00e9sir. Ce sont les r\u00e9actions spontan\u00e9es du c\u0153ur et de l\u2019organe sexuel. Par \u00ab non-volontaires \u00bb, Aristote entend les mouvements qui n&rsquo;ont pour principe ni cognition (l&rsquo;imagination, l&rsquo;intelligence), ni un d\u00e9sir. Ce sont des processus r\u00e9guliers, comme la respiration, le sommeil, l&rsquo;\u00e9veil. La modification des parties est, donc, ce qui effectue ces mouvements non-raisonn\u00e9s et chaque partie est comme un animal s\u00e9par\u00e9. Par exemple, le c\u0153ur qui contient les principes des sensations se pr\u00e9sente comme une force incontr\u00f4l\u00e9e et autonome. Les organes sexuels sont aussi une sorte de spontan\u00e9it\u00e9 physique qui se rebelle vis-\u00e0-vis du raisonnement. Ainsi, toute la partie accomplit son op\u00e9ration propre sous l\u2019effet de sa propre nature. \u00c0 ce sujet, Aristote d\u00e9veloppe une analogie entre la cit\u00e9 dont les lois sont bien faites et l\u2019animal. Lorsque la cit\u00e9 est r\u00e9gie par de bonnes lois, chaque citoyen remplit la fonction particuli\u00e8re qui lui a \u00e9t\u00e9 assign\u00e9e. Par cons\u00e9quent, la cit\u00e9 n\u2019a pas besoin que le monarque assiste sp\u00e9cialement \u00e0 tout ce qui se fait. Un ordre tout \u00e0 fait identique s\u2019organise dans les animaux. Chaque partie accomplit naturellement l\u2019op\u00e9ration qui lui revient et l\u2019\u00e2me n\u2019a donc pas besoin d\u2019\u00eatre pr\u00e9sente en chacune.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pourtant, c\u2019est le c\u0153ur par laquelle l\u2019\u00e2me accomplit sa premi\u00e8re impulsion motrice [10]. En \u00e9tant le premier principe corporel du mouvement, le c\u0153ur est potentiellement multiple. En d\u2019autres termes, elle peut \u00eatre le principe de plusieurs parties distinctes. Par ailleurs, la relation entre le principe et les autres parties du corps est dynamique au sens que les mouvements s\u2019accomplissent des parties au principe et du principe aux parties.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"287\" height=\"233\" src=\"https:\/\/postulat.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/07\/circle3.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-198\"\/><figcaption><em>Les relations entre le principe et des parties du corps<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On a ici le diagramme qui repr\u00e9sente le principe par A et des parties par B et C. Ce sch\u00e9ma envisage deux cas de figures. La premi\u00e8re figure illustre les s\u00e9quences BAB et CAC, alors que la deuxi\u00e8me figure montre les transitions par A qui se termine dans une autre partie du corps (A de B, A de C). Or, le principe est au centre du milieu ou les deux c\u00f4t\u00e9s peuvent se mouvoir simultan\u00e9ment. Dans la m\u00eame relation vis-\u00e0-vis du c\u0153ur se trouve le souffle connaturel qui poss\u00e8de la force capable de mouvoir les autres parties. Aristote argumente que ce pouvoir est n\u00e9cessaire pour mouvoir des parties dont la nature n\u2019est pas de mouvoir. Ainsi, le c\u0153ur et le souffle connaturel seraient capables de subir un mouvement violent, c\u2019est-\u00e0-dire contraire \u00e0 sa nature.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La particularit\u00e9 de chaque partie du corps est de pouvoir accomplir deux op\u00e9rations premi\u00e8res du mouvement local&nbsp;: la pouss\u00e9e et la traction. Sans un d\u00e9placement local, en g\u00e9n\u00e9ral, les autres mouvements ne seraient pas possibles. Pour qu\u2019il y ait g\u00e9n\u00e9ration, alt\u00e9ration, augmentation, diminution, il faut qu\u2019il ait auparavant des mouvements internes. Ce sont toutes les op\u00e9rations des parties du corps de l\u2019animal. Du point de vue cosmologique, le mouvement local est le premier puisqu\u2019il caract\u00e9rise le premier ciel et que ce mouvement l\u00e0 est cause des autres mouvements. Il est donc n\u00e9cessaire que le corps dispose lui de toute la capacit\u00e9 de d\u00e9placement local pour que l\u2019\u00e2me puisse exercer sa puissance motrice sur l\u2019ensemble du corps.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019animal est m\u00fb par son \u00e2me et ce mouvement s\u2019effectue gr\u00e2ce \u00e0 la conjonction de deux facult\u00e9s&nbsp;: le d\u00e9sir et une facult\u00e9 cognitive. L\u2019animal est le principe de ses mouvements, mais il doit poss\u00e9der une partie au repos en tant que principe de mouvement de chaque partie. C\u2019est pourquoi l\u2019organe se d\u00e9finit comme l\u2019animal s\u00e9par\u00e9 lorsque il effectue les mouvements locaux sous l\u2019effet d\u2019un principe immobile interne. Par ailleurs, hors de l\u2019animal, il doit y avoir un point d\u2019appui externe. Ce principe est diff\u00e9rent de l\u2019animal lui-m\u00eame. M\u00eame s\u2019il est m\u00fb, il est en contact avec le moteur absolument immobile. Chaque partie de l\u2019animal poss\u00e8de aussi ce point d\u2019appui externe comme le montre l\u2019exemple de l\u2019articulation. L\u2019\u00e2me, qui est le v\u00e9ritable moteur immobile interne de l\u2019animal, se situe en son c\u0153ur puisque c\u2019est le si\u00e8ge principal de la facult\u00e9 de sensibilit\u00e9. Alors que l\u2019\u00e2me est le premier moteur, le c\u0153ur est le moteur corporel ultime. Avec le souffle connaturel, il constitue un instrument de transmission entre la facult\u00e9 d\u00e9sirante et le mouvement. Ce processus provoque des modifications physiologiques qui s\u2019accompagnent de variations thermiques.&nbsp; Ainsi, l\u2019\u00e2me oriente tous les mouvements locaux vers telle fin donn\u00e9e de l\u2019animal&nbsp;: fuir ou poursuivre quelque chose.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9f\u00e9rences:<\/h3>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>Aristote, <em>Trait\u00e9 de l\u2019\u00e2me<\/em>, III, 9, p. 175.<\/li><li>Aristote, <em>Trait\u00e9 de l\u2019\u00e2me<\/em>, III, 10, p. 179.<\/li><li>Aristote, <em>Physique<\/em>, III, 2.<\/li><li>, <em>De la g\u00e9n\u00e9ration et la corruption<\/em>, I, 6-7.<\/li><li>Plotin, <em>Premi\u00e8re Enn\u00e9ade<\/em>, Tom I.<\/li><li>Aristote, <em>Le Mouvement des Animaux<\/em>. I, p. 53-54.<\/li><li>Aristote, <em>Le Mouvement des Animaux<\/em>. II, p. 55.<\/li><li><em>Ibid<\/em>. III, p. 56.<\/li><li><em>Ibid<\/em>. VII, p. 64.<\/li><li>Aristote, <em>Le Mouvement des Animaux<\/em>. X, p. 70.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Bibliographie<\/strong>:<\/h3>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\" type=\"1\"><li>Aristote, <em>De l\u2019\u00e2me<\/em>, \u00e9dition, trad., pr\u00e9sentation et notes par P. Thillet, Paris, Gallimard, Folio-Essais, 2005.<\/li><li>Aristote, <em>Le mouvement des animaux, La locomotion des animaux, <\/em>Traduction et Pr\u00e9sentation par P. \u2013M. Morel, Paris, GF, 2013.<\/li><li>Aristote, <em>De la G\u00e9n\u00e9ration et la corruption, <\/em>Traduction M. Rached, Paris, Les Belles Lettres, 2005.<\/li><li>Aristote, <em>Physique, <\/em>Traduction et pr\u00e9sentation par M. Pellegrin, Paris, GF-Flammarion, 2000.<\/li><li>Plotin, <em>Les Enn\u00e9ades<\/em>, Trad. par M.-N. Bouillet, Librarie de L.Hachette, Paris, 1859<\/li><\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les trait\u00e9s d\u2019Aristote sur le mouvement des animaux ouvrent des d\u00e9bats totalement d\u2019actualit\u00e9 pour les sciences du vivant. Pr\u00e9figurant l\u2019analyse contemporaine de la biom\u00e9canique, Aristote explique des principes qui font fonctionner les syst\u00e8mes biologiques. Il montre plus pr\u00e9cis\u00e9ment les relations existantes entre l\u2019\u00e2me et les fonctions pour tous les niveaux d\u2019organisation de l\u2019animal. 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